Ch'tinephilement votre

13 février 2013

Une vie meilleure -- Cédric Kahn (2012)

  Au départ, je n'avais pas spécialement envie de le voir. C'est ma chérie qui s'est plantée devant. On se laisse alors porter par l'histoire.

Pour ceux qui n'ont pas vu le film :
 Un récit de vie contemporain peut nous plonger dans bien des lieux, bien des personnages. Le modèle social actuel possède une belle étendue de possibilités. Le réalisateur a choisi de s'intéresser à ceux qu'on étiquette "travailleurs pauvres", c'est-à-dire ces personnes qui bien que possèdant un travail ne peuvent prétendre possèder autre chose. Et quand ils ont le culot de vouloir le faire, on leur fait vite comprendre que c'est pas pour eux. On ne prête qu'aux riches, les autres, on les dépouille. C'est ce qui arrive à ce couple qui pour réaliser un rêve s'endette dans une spirale de crédits révolving car aucun garde-fou n'est là pour les arrêter et rien n'est fait, en amont, pour les aider.
Elle, part au Canada dans l'espoir d'une vie meilleure, lui, reste avec son beau-fils et apprend à gérer un quotidien difficile. D'ailleurs, il gère rien du tout, tombe entre les mains d'un marchand de sommeil, rapine et  ...
Il est bien noir ce monde où seuls les nantis peuvent encore avancer, où l'ignorence n'est pas juste scolaire mais bien celle des rouages du système, où la confiance est mise à mal par tous ces aigrefins qui n'en veulent qu'à l'argent et où le bonheur des gens n'est qu'une marchandise comme une autre.
Toute cette partie est plutôt intéressante. La fin est autre et m'a moins emballé.

Pour ceux qui ont vu le film :
 Vraiment le réalisateur par sa mise en scène, les acteurs par leur jeu permettent de rentrer dans cette histoire. Jusqu'à son départ, tout m'a semblé aller de soi, après j'ai eu l'impression de tomber dans un mauvais melo.

Posté par escamana à 23:37 - Commentaires [0] - Permalien [#]


03 février 2013

Shutter Island -- Martin Scorsese (2010)

 Le 3 février 2013 tombe un dimanche et ce dimanche soir c’est Martin Scorsese qui nous invite sur son île peu paradisiaque, uniquement peuplée de gardiens et de fous.

Pour ceux qui n’ont pas vu le film :
 Tout commence sur un ferry où un homme souffre visiblement du mal de mer. Il est vêtu à la mode des années cinquante. Lorsqu’il sort sur le pont, il rejoint un deuxième personnage. On apprend très vite qu’il s’agit de deux marshalls fédéraux qui viennent sur cette île pour enquêter sur la disparition d’une des pensionnaires.
Ca y est le décor est planté, l’atmosphère est lourde à souhait. L’enquête commence mais quelle enquête ?

Pour ceux qui ont vu le film :
Un huis-clos, un voyage au cœur de la folie des hommes, des acteurs qui jouent vraiment juste. Un film techniquement abouti. Il a manqué, à mon avis, un petit supplément d’âme qu’on trouve dans Casino par exemple. Cela étant dit, on s’accroche à l’histoire et au personnage principal jusqu’au rebondissement final. On souffre alors avec lui et son choix ne nous surprend pas.

 

          

Posté par escamana à 22:18 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Sécurité rapprochée -- Daniel Espinosa (2012) -- Safe house

 

Aujourd’hui, le 2 février 2013, je sens la grippe reculer.
La passivité dont on peut faire preuve parfois m’a laissé regarder ce film. Aucune envie particulière ne m’y a poussé même pas la présence des deux acteurs principaux.

Pour ceux qui n’ont pas vu le film :
Un nouveau problème à la CIA, oui,  encore un problème à la CIA, on se demande comment les Etats-Unis peuvent survivre vu l’incapacité de ses services secrets. Le décor, l’Afrique du Sud. Pourquoi ? Je ne sais pas, le Kazakshtan ou l’Alabama aurait pu convenir, il suffisait d’un Consulat américain et d’une antenne de la CIA. L’intrigue est aussi d’une originalité sans nom : « Un ancien de la maison,Denzel Washington, qui s’est mis en freelance et se vend au plus offrant, un renégat, un méchant quoi, possède un dossier que d’autres,encore plus vilains veulent s’approprier. Il se rend au consulat, y est arrêté et doit être interrogé.
Le local de l’interrogatoire est surveillé par un Gardien, c’est-à-dire un sous-fifre d’agent, Ryan Gosling, mais c’est lui le héros. L’équipe de tortionnaires est rapidement décimée par ceux qui poursuivaient le rénégat. Heureusement, le sous-fifre le sauve et doit l’exfiltrer mais contre sa volonté. » La route risque d’être longue.

Pour ceux qui ont vu le film :
Ce film, qui n’a que peu d’intérêt, brille par ses personnages inutiles. Tout d’abord, la fiancée du sous-fifre, interprétée par une française, Nora Arnezeder, est un personnage qui n’illustre que la volonté de mutation du héros.
Ensuite, l’agent féminin de la CIA, Vera Farmiga, qui s’oppose régulièrement au mentor du petit, Brendan Gleeson, est sensée acaparer les soupçons des spectateurs comme traitre de l’histoire mais la rivalité entre les deux personnages n’est pas suffisamment dépeinte pour que ça fonctionne.
Aucun rebondissement n’est surprenant. Toutefois, le réalisateur excelle dans le mouvement et la vitesse d’exécution. La scène dans le township ou encore dans le stade sont maîtrisées.

 

Posté par escamana à 01:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]

01 février 2013

Hunger games

 Aujourd'hui, c'est le 1er février et c'est l'anniversaire de ma fille qui est sur le front de l'est à Nancy.
Ce soir, Canal+ diffuse ce film, premier volet d'une trilogie. On repart sur de la science-fiction futuriste et post-guerre (mondiale ou juste américaine?).
Je le regarde par acquis de conscience sans grand enthousiasme.

Pour ceux qui n'ont pas vu le film :
Le monde où se déroule l'action est divisé en une mégapole et 12 secteurs. La mégapole est peuplée de riches décadents et les districts de pauvres asservis, à tel point asservis qu'il doivent fournir deux représentants de leur jeunesse en vue d'une joute mortelle d'où seul un d'entre pourra sortir vainqueur. Un combat à mort entre 24 représentants de l'adolescence des secteurs a lieu périodiquement. Pour la 74ème fois chaque secteur est visité par une sorte de questeur qui réclame son dù en vies humaines mais cette fois tout va changer ...

Pour ceux qui ont vu le film :
Ce mélange de Rollerball et de survival est un peu lassant et franchement déjà trop vu.

 

Posté par escamana à 23:16 - Commentaires [0] - Permalien [#]

31 janvier 2013

Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban -- Alfonso Cuaron (2004) -- Harry Potter and the prisoner of Azkaban

 Jeudi 31 janvier
Grève des fonctionnaires, Esteban est à la maison. Virus, je suis à la maison.
Pour la énième fois, j'entends : "Papa, on regarde le trois." Affaibli, je cède.
Nous retournons, mon fils et moi dans l'univers de J.K. Rowling. Cet univers qui a accompagné l'ensemble de la famille, tant par les livres que par les films, au cours de la première décennie de ce siècle.

Pour ceux qui n'ont pas vu le film : C'est le troisième volet des sept ouvrages qui donneronthuit films. C'est peut-être celui que j'ai le plus aimé lire quoique... Il marque aussi un double tournant par rapport aux deux premiers : un changement de réalisateur mais aussi un changement d'acteur pour le rôle du professeur Dumbledore, Richard Harris est décédé et Michael Gambon lui a succédé. J'aimais bien l'interprétation de Richard Harris. Quant au réalisateur qui poursuit ce que Chris Colombus a initié, il s'agit d'Alfonso Cuaron. Dès les premières images, on sent la différence, l'oeuvre de ce méxicain est bien plus sombre et finalement, cette obscurité cadre bien avec le récit. Harry Potter grandit et la menace autour de lui aussi. Il commence à exhumer des souvenirs familiaux à travers des personnes qui ont connu ses parents. Le professeur Lupin lui entrouvrira, cette fenêtre sur son passé. La peur sera présente et oppressante derrière les voiles des détraqueurs. L'amitié sera encore le dernier rempart contre le mal.

Pour ceux qui ont vu le film :L'adolescence emporte Harry dès le début de film et la scène avec la tante Marge est magnifique. Puis arrive le Magicobus, l'apparition de Sirius Black, Lupin, les détraqueurs, Poudlard, le Pré-au-Lard, la carte du Maraudeur, ... Tout s'enchaîne incroyablement vite et le Saule Cogneur devient l'élément de passage du temps.


Ce film fait partie des films culte de la famille. je crois que j'entendrai encore : "Papa, on met le trois."

 

                                            

Posté par escamana à 23:36 - Commentaires [0] - Permalien [#]


30 décembre 2012

Comanche station -- Budd Boetticher (1960) -- La prisonnière des comanches

 Cette nuit, je suis tombé sur ce film, un western avec Randolph Scott, un petit voyage dans l'univers de La Dernière Séance si chère à Schmoll. Un voyage aussi dans ma propre adolescence, je regardais la dite émission avec mes parents. Et tout d'un coup : Patatras !!!!
La magie s'est évanouie et la seule pensée que j'ai pu avoir c'est ;" Je suis en train de voir un film de gare."

Pour ceux qui n'ont pas vu le film :
 Je campe le décor, plateaux montagneux, aridité. La silhouette d'un homme sur son cheval apparaît sur la crète, le héros est là. Puis, il sauve une femme, est rejoint par des méchants mais pas tout à fait, est poursuivi par les comanches. Il évitera toute les embuches et parviendra à ses fins. Flute, c'est déjà fini et j'ai raconté toute l'histoire. Ajouté à cela que l'interprétation ne m'a pas impressionné. J'aurais pu me coucher plus tôt.

Pour ceux qui ont vu le film :
Il faut vraiment être fan de Randolph Scott ou faire une thèse sur les westerns.

 

Posté par escamana à 15:09 - Commentaires [0] - Permalien [#]

01 septembre 2012

27 robes -- Anne Fletcher(2008) -- 27 Dresses

Et hop encore une comédie romantique. Décidément je ne m'en lasse pas de les voir et les revoir. Celle ci est assez classique : on a la jeune femme en mal d'amour éperdument amoureuse mais trop timide,  le bel inconnu cynique détesté au début, l'amie dévouée qui y va cash, et la jeune soeur évaporée et égocentrique. 
On saupoudrer tous ça de personne qui travaillent plus où moins dans le monde du mariage ( on fait vite le rapprochement entre amour et mariage non ? )
On écrit quelque bonnes réplique, on met des acteurs qui se débrouille bien, et surtout on essaye de trouver une scène qui peut devenir culte. 
Ici c'est l'essayage des 27 immondes robes de demoiselles d'honneur ( pour ma part je veux les mêmes )

Et on obtient une bonne comédie romantique, avec que des gens gentils, plein de bon sentiments, pas du tout réaliste. Mais comme ça fait du bien de voir ce genre de film. 

A regarder un dimanchee soir, sous sa couette avec un pot de Hagendazs.

Aurore.B

27robesdvd

 

Posté par escamana à 10:41 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

29 août 2012

Juno -- Jason Reitman(2007)

"Tout a commencé avec un fauteuil"
Juno c'est une comédie certes, mais c'est aussi un regard sur la jeunesse, sur la parentalité, sur l'amour, sur l'amitié, sur le lycée, sur le regard des autres, sur l'adoption, sur l'avortement. Autant de sujets évoqués et autant de raison de rire. Les dialogues sont magiques. Les personnages endiablés, de la belle-mère fan de chiens, à la meilleure amie évaporée, en passant par le père adoptif vieil ado. Tous ont une place de choix dans le film, tous on un moment de grâce, et on retrouve en tous un écho de nous. Pas un rôle n'est laissé de côté, tous ont un but.
Et on rit ! On rit tellement aux phrases absurdes de cette ado dépassée( "Je suis une planète" dit-elle ), et qui en même temps peut faire preuve d'une maturité déconcertante. 

Les acteurs sont parfaits, que se soit les jeunes ou les adultes, tous campent à merveille leurs rôles. Et rendant le film tout simplement magique, réussit.

C'est un vrai plaisir que de revoir Juno encore et encore, et à la fin on a comme une envie de Jus d'orange dans des bouteilles de 2L, de tic tac et d'une burger-phone.

Aurore.B

juno 1

 

 

Posté par escamana à 00:05 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

28 août 2012

Intouchables -- Eric Toledano, Olivier Nakache (2011)

J'ai d'abors boudé ce film, parce que trop médiatisé, parce que trop d'engoument. Si je l'avais vu au cinéma j'aurais l'impression de ne pas avoir choisi de voir ce film mais que l'effervescence qu'il y avait autour de lui m'y aurait "obligé". J'ai donc attendu. 

Ce film c'est la réunion d'une comédie et d'un film intimiste. On rit beaucoup, mais on est aussi beucoup touché par ces deux être que tout oppose et que tout rassemble. Toledano et Nakache en s'inspirant d'une histoire vrai et en la romançant arrivent à faire passer une multitude d'émotions. C'est un film très riche, qui ne juge pas le côté racaille de l'un, ou l'hadicap de l'autre. Le film raconte une rencontre, une belle rencontre. Car c'est leurs différences qui les réunis, qui les enrichit. Ils se soignent mutuellement de leur mal-être. 

J'avais déjà remarqué le pouvoir comique d'Omar Sy dans le SAV qu'il tient avec Fred Testot. Et dans Nos jours heureux, autre comédie du duo Toledano et Nakache.
Et bien que j'avais déjà trouvé que François Cluzet était un bon acteur, jamais encore je ne l'avais vu si juste. 

A voir, car ce film restera surement gravé quelque temps dans l'histoire du cinéma français, et parce qu'il est une magnifique ôde à l'amitié. 

Aurore.B

intouchables

 

Posté par escamana à 21:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

26 août 2012

Everybody's fine -- Kirk Jones (2010) -- Tout va bien

 Un soir, comme tant d'autres, ou plutôt non, un soir parmi les premiers de ceux qui seront sans Camille, partie poursuivre des études loin d'ici, installés devant la télé, ma douce me dit : "Je vais nous trouver un truc sympa à regarder. " et brandissant la télécommande tombe finalement sur le début de ce film.
Une centaine de minutes plus tard, c'était pas sympa. Je devais avoir huit ans la dernière fois que mes larmes ont coulé devant un film, mais là, en plus de la boule qui vrille les entrailles, les vannes se sont ouvertes. "Merci chérie."

Pour ceux qui n'ont pas vu le film :
 C'est un remake d'un film italien Ils vont tous bien interprêté par Marcello Mastroianni. L'histoire d'un père de famille à la retraite qui n' a pour horizon que son recent veuvage et ses enfants disseminés aux quatre coins du pays. Comme ils ne viennent pas le voir, il décide de se déplacer malgré les injonctions de son médécin et de parcourir la distance qui le sépare de sa progéniture. Mais, vite, il va s'apercevoir que cette distance n'est pas seulement kilométrique. Un film plein de douceur, de chaleur, d'apreté, de distance et surtout d'illusions perdues.
Encore une fois, De Niro montre à quel point, il peut être grandiose.
"Que nos enfants deviendront, quand ils s'envoleront loin de leur maison ?" mais surtout, que restera-t-il de ces relations que nous avions tissées et surement idéalisées. La chute sera-t-elle dure ?

Pour ceux qui ont vu le film :
 De jolies touches dans le jeu de De Niro nous montrent à quel point cet acteur est en phase avec son temps, celui de sa vie, celui de sa vieillesse à venir. Il cape ce retraité plein de petites manies que l'âge nous octroie et qui se trouve dérouté par sa maison devenue trop grande. Sa quête de ses enfants avec pour seule arme un appareil photo n'a rien de médieval fantastique, c'est juste une quête de son quotidien.
Je crois que ce film m'a trop ému pour que j'ai pu y chercher ce que le réalisateur y mettait.

 

Posté par escamana à 15:45 - Commentaires [0] - Permalien [#]